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Distance : 174 km
La nuit a été calme, hormis les habituels ricanements de hyènes.
Au matin, c'est l'activité des babouins près de notre campement qui nous réveille.
Le ciel est couvert mais la température est plutôt agréable pour un matin d'hiver austral.
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Pendant que nous plions les tentes, un troupeau de gnous passe en contrebas du camping. Cela nous donne l’occasion de voir encore quelques animaux avant de quitter le Tarangire.
Nous prenons notre petit déjeuner tranquillement.
Pour nous reposer un peu, nous décidons de nous rendre au Roika Tarangire Tented Lodge qui n'est qu'à 5 kilomètres de la sortie du parc. Il y a un camping avec une piscine. Nous prenons donc la direction de la gate mais, au premier point d'eau, nous devons faire une halte car une dizaine d'élands du Cap viennent s'y abreuver.
A 10h40, nous sommes devant la barrière de la gate car nous devons sortir avant 10h49 (c'est l'heure inscrite sur notre permis). Malheureusement, la procédure de sortie va s’avérer beaucoup plus compliquée que prévu :
Un peu fatigués, nous prenons la direction du Roika Tarangire Tented Lodge.
Nous n'avons pas fait un kilomètre avant de nous retrouver à nouveau derrière une barrière.
Le gardien nous demande une confirmation du paiement de la taxe gouvernementale "Wildlife management fee".
Comme le paiement ne peut être effectué qu'à Arusha, nous devons rebrousser chemin.
De rage, nous tentons d'éviter cette barrière en faisant un énorme détour à travers les habitations et les cultures.
Après un quart d'heure d'acharnement et de jurons, nous abandonnons l'idée de nous rendre à ce lodge.
La famille se concerte et décide d'essayer de rejoindre l'Amarula Campsite dans le district de Kondoa, 153 kilomètres plus au sud.
La route goudronnée A104 est bonne, mais il y a plein de contrôles de police.
Malgré notre extrême vigilance, nous nous faisons arrêter à l’entrée d'un village.
Un policier nous montre une photo de notre voiture sur son smartphone.
Il nous explique que nous roulions à 70 km/h sur un "Zebra Crossing",
alors que la la vitesse maximale pour traverser un passage pour piétons est fixée à 50 km/h, même s'il se trouve à l'extérieur du village.
Au final, cette leçon de conduite nous allège de 30 000 Tsh (14 US$).
Quelques kilomètres après la sortie du village, nous faisons une halte au bord de la route pour pique-niquer avec des avocats et un reste de viande grillée.
Nous traversons ensuite la ville marchande de Babati et longeons le Lake du même nom. C'est jour de lessive !
La route A104 est toujours aussi bonne et serpente à travers un magnifique paysage vallonné.
Vers 16h15 nous arrivons au village de Kolo où nous bifurquons sur la piste qui mène au camping Amarula et aux fameux sites d'art rupestre de Kondoa.
Le gardien du camping ne parle que le dialecte, mais nous accueille avec un grand sourire et nous fait la visite des lieux.
Le camp est tout simple avec une petite salle de repas, une cuisine extérieure, des toilettes sèches et un seau pour se laver.
L'endroit nous plaît beaucoup et nous sommes les seuls visiteurs pour cette nuit.
Soudain, nous voyons un gars arriver en trombe avec sa moto. C'est le guide du département des Antiquités.
Il a remarqué notre passage depuis son bureau lorsque nous avons traversé le village de Kolo, 10 minutes plus tôt.
Il nous explique que, pour visiter les grottes, il faut d'abord prendre un billet à son bureau. Il propose de nous faire la visite sur le champ,
avant la tombée de la nuit, et de s'occuper de la paperasse demain, avant notre départ.
Vendu ! Nous embarquons le guide dans notre voiture et prenons la piste pour les grottes de Kolo.
Les 5 kilomètres de piste cabossée mettent le chauffeur (Michel) à rude épreuve.
Ce n'est pas mieux pour le reste de la famille, entassé à l’arrière sous le matériel photo.
Au terminus, nous laissons la voiture et attaquons, à pied, une pente escarpée jusqu'à la première grotte (B3) et ses peintures.
Ces peintures, réalisée par des chasseurs-cueilleurs, sont extraordinaires.
Elles représentent des figures humaines et animales et décrivent des scènes de chasse ou d’activités sociales.
D'après le département des antiquités tanzaniennes, certaines de ces peintures remontent à plus de 50'000 ans.
Nous continuons à grimper et découvrons la deuxième grotte (B2) où les peintures sont aussi bien conservées.
Antilope |
Silhouette de girafe |
Comme nous avons encore du temps, nous faisons un détour par la grotte B1.
Au coucher du soleil, nous reprenons la piste infernale pour regagner l'Amarula Campsite.
Ruche le long de la piste |
Derniers rayons de soleil pour les tournesols |
Pendant que nous nous installons, nous faisons connaissance avec le très aimable propriétaire qui nous parle de la création de son camping.
La femme du propriétaire vient juste de préparer une sauce Piri-Piri (hyper forte) et nous en donne un peu dans une coupelle.
C'est parfait pour accompagner nos pennes à la sauce tomate. La soirée est assez fraîche : il y a un peu de vent et nous sommes à 1340 m d'altitude.
Quoi de plus naturel, à l'Amarula Campsite, que de terminer la soirée avec un Amarula au coin du feu !
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