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Distance : 121 km
Brrr ! La nuit a été très froide et humide.
En sortant de nos tentes, à 6h30, nous sommes dans un brouillard à couper au couteau et le thermomètre de la voiture indique seulement 9°C.
Pour descendre dans le cratère, la barrière ouvre à 6h00 mais, hier soir, le gardien nous a conseillé de ne pas trop nous presser.
Maintenant, nous comprenons mieux pourquoi.
Nous avalons notre comprimé de Malarone avec un peu de jus d'orange et rangeons les tentes encore mouillées. A travers le brouillard, nous remarquons un marabout qui rôde dans le campement. L'atmosphère est funeste. Nous décidons de prendre notre petit déjeuner plus tard, quand l'ambiance se sera réchauffée.
Nous prenons ensuite la piste pour atteindre Seneto Entrance Gate. Le trajet (11 km) est périlleux car la piste est étroite et la visibilité n'est vraiment pas bonne.
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A 8h30, lorsque nous arrivons à la gate, le fond du cratère commence à se découvrir.
Nous décidons donc de prendre notre petit déjeuner en attendant que le cratère soit bien dégagé.
Vu d'en haut, le cratère du Ngorongoro est de toute beauté.
Le Ngorongoro est la plus grande caldeira intacte et non submergée au monde, avec une superficie de 326 km2,
un diamètre maximal de 22.5 kilomètres et une profondeur de 610 mètres.
Nous passons ensuite dans la petite guérite pour montrer notre "Entry Permit" incluant la taxe Crater Service. Le ranger signe le document, mais sans indiquer l'heure d’entrée et sans nous proposer de prendre un guide avec nous. C'est beaucoup plus facile que ce que nous avions lu dans certains carnets de voyages. Les démarches administratives semblent se simplifier un peu.
Il y a trois pistes qui relient le fond du cratère :
A 9h00, nous attaquons la descente dans le mythique Ngorongoro Crater. La piste n'est pas trop mauvaise et la vue sur le cratère est saisissante. Pendant la descente, nous avons la chance de voir un éléphant aux défenses géantes (il n'en existe plus beaucoup).
Arrivés au fond du cratère, nous prenons à gauche la piste qui longe le Lake Magadi (Inner Cicular Route). Les animaux sont au rendez-vous.
Incroyable ! Il ne nous a pas fallu longtemps pour dénicher les fameux lions du Ngorongoro. En 1962, une grave infection a fait chuter brutalement la population des lions du cratère. Seule une dizaine de lions ont survécu (neuf femelles et un mâle). Comme ils se sont reproduits exclusivement entre eux, il y a eu quelques problèmes de consanguinité.
Après s'être désaltérés au point d'eau, les deux lions s'affalent et, à voir leur gros ventre, ils ne vont pas se relever de sitôt.
Nous continuons donc notre visite du cratère dans la région du lac et d'Hippo Pool (beaucoup de voitures de safari à Hippo Pool). Il y a des animaux à profusion et, quelle que soit la direction où porte notre regard, l'arrière plan est toujours constitué par les falaises du cratère et les nuages qui s'accrochent au sommet. Le décor est tout simplement sublime.
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En reprenant la "Inner Cicular Route" en sens inverse, nous repassons à l'endroit où nous avions vu les lions. Ils sont toujours là. Cette fois, il y a plein de voitures arrêtées mais ça ne gâche pas le spectacle.
Le brouillard a complètement disparu, les nuages se déchirent et le ciel commence à se dévoiler. Nous décidons de nous rendre au View Point de Engitati Hill par la piste "Outer Cirular Route".
A peine sur la "Outer Cirular Route", nous apercevons des dizaines de hyènes au bord d'une mare. Nous n'en croyons pas nos yeux. Nous stoppons la voiture et profitons d'observer leur comportement. Le moment est magique et, en plus, nous sommes seuls sur ce spot.
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Pendant que nous observons les hyènes, deux chacals dorés se font des papouilles.
Après 20 minutes en compagnie des hyènes, nous décidons de poursuivre notre route jusqu'à Engitati Hill. C'est une petite colline située dans la partie nord du cratère. Nous arrivons au sommet (40 mètres plus élevé que la plaine) par une piste raide et caillouteuse. La vue sur le cratère est splendide.
L'heure tourne et nous n'avons toujours pas mangé.
Il est temps de descendre de notre point de vue pour nous rendre au Picnic Site en passant par Mandusi Swamp.
La faim et l'empressement de trouver des toilettes,
associés à une piste large et rectiligne ainsi que l'absence d'animaux dans les alentours, nous incitent à prendre un peu de vitesse.
C'est alors qu'une patrouille de rangers, sortie de nulle part,
nous arrête pour nous rappeler que la vitesse limite à l'intérieur du cratère est de 25 km/h. Nous nous excusons et les rangers nous laissent repartir.
Nous nous arrêtons à Lerai Picnic Site pour grignoter un peu de charcuterie et des asperges.
Ensuite, nous repartons en direction de Lemala Gate, la sortie nord du cratère.
Juste avant d'attaquer la montée, nous voyons quelques voitures arrêtées. Avec les jumelles, nous distinguons un rhino mais il est trop loin pour une photo.
La piste est bonne et nous arrivons rapidement en haut du cratère.
Il est 14h40 quand nous passons la gate de sortie mais personne ne nous demande notre "Entry Permit" pour contrôler l'heure.
Nous allons quand même à la guérite pour nous annoncer sortant.
Depuis Lemala Gate, il faut compter plus de deux heures de piste pour atteindre l'Empakaai Crater. A l'exception de quelques passages à proximité des villages massaï, la piste est assez bonne. Durant le trajet, nous ne voyons plus aucune voiture de safari et les paysages, composés de prairies d'altitude et de montagnes, sont inoubliables.
A l’approche de l'Empakaai Crater, la végétation change. Les prairies font place à une forêt épaisse.
Vers 16h40, nous sommes sur les contreforts de l'Empakaai Crater à 2700 mètres d'altitude. La vue sur le lac est magnifique et, depuis là, nous pouvons apercevoir le volcan Ol Doinyo Lengaï. Nous sommes seuls et profitons, sans modération, de ce lieu magique.
N'ayant pas trouvé le Rangers Post pour nous annoncer, nous devons nous fier au GPS pour trouver l'emplacement de l'Empakaai Special Campsite. Nous trouvons un grand emplacement au plat, mais sans vue sur le cratère. Il n'y a absolument aucune infrastructure ni aucune indication qui pourraient nous laisser supposer que nous sommes au bon endroit. Alors nous décidons de continuer les recherches et voir s'il y a quelque chose un peu plus loin. Juste avant que l'état de la piste ne commence à ce dégrader, nous remarquons une deuxième place au plat. Elle est un peu plus difficile d'accès mais la vue est belle alors nous nous y arrêtons.
Nous commençons à nous installer lorsque trois femmes massaï, sorties de nulle part, viennent nous vendre des bracelets.
Notre présence n'est donc pas passée inaperçue.
Un peu plus tard, c'est au tour de deux bergers massaï de nous rendre visite avec leurs ânes.
Comme ils ne parlent pas l'anglais, nous essayons de communiquer par signes.
Nous finissons par comprendre que nous sommes sur une place de pâturage, avec une sorte d'enclos pour les ânes.
Nous déplaçons donc la voiture sur le premier emplacement que nous avions vu.
Là, nous déplions à nouveau les tentes et commençons à nous installer. Quelques minutes plus tard, nos deux Massaï arrivent avec leurs ânes.
Cette fois, nous leur montrons l'icône "tente" sur la carte et, en haussant légèrement le ton, manifestons notre intention de camper ici.
Devant notre détermination, les Massaï s'en vont avec leurs ânes.
Nous ramassons un peu de bois pour le feu lorsqu'une voiture, chargée de rangers armés, arrive en trombe sur la place.
Ils contrôlent notre autorisation et confirment que nous sommes bien au Empakaai Special Campsite.
Nous pouvons enfin nous installer définitivement et nous ne serons plus dérangés.
Avant qu'il ne fasse nuit, les femmes font un peu de lessive pendant que les hommes essaient de faire du feu avec le bois mouillé trouvé sur place.
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Quand le feu prend enfin, nous grillons nos morceaux de boeuf accompagnés de butternuts.
La soirée est calme, sans vent et moins froide que hier soir. Nous sommes pourtant en altitude (2540m).
En buvant notre Amarula au coin du feu, nous nous disons que c'est quand même ce type d'endroit que nous préférons.
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