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Distance : 165 km
Cette nuit, le bruit des hyènes était entrecoupé par le ronflement des campeurs. En nous levant, nous constatons que la horde de buffles est toujours dans les parages.
"Happy birthday !" Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Dylan et Marine.
Nous faisons un bon feu pour le café et pour griller nos toasts.
En discutant avec les deux jeunes Québecois de la tente d'à côté, nous apprenons qu'ils vont venir étudier en Suisse.
Un rendez-vous est donc pris pour la rentrée.
Après le rangement du matériel, nous repartons en exploration pour notre dernier jour au Serengeti.
A peine sortis du camp, nous sommes bloqués par un clan de mangoustes rayées qui se dirige vers nous. C'est assez impressionnant !
Pour éviter de prendre la piste principale qui mène à la sortie sud (Naabi Hill Gate). Nous décidons de passer par les Nyamara Kopjes. Il y a peu d'animaux dans le secteur, mais nous avons quand même la chance d'apercevoir un lion.
Depuis les Nyamara Kopjes, nous programmons le GPS pour nous rendre à Naabi Hill Gate et suivons "aveuglément" les indications.
Vers 11h00, nous nous retrouvons de nouveau à la mare aux hippopotames près de Seronera (c'est à dire au point de départ).
A l'évidence, le GPS tient absolument à nous faire prendre la piste principale, tant pis !
Nous devons sortir du parc avant 14h30 (heure à laquelle nous sommes entrés), ce qui nous laisse encore un peu de temps.
Tout à coup, nous voyons plein de voitures de safari foncer dans la même direction.
Nous les suivons sans hésiter. Il y a certainement quelque chose d'exceptionnel à voir !
A un carrefour, les voitures se séparent. Au hasard, nous décidons de suivre celles qui se dirigent vers Kyabatero Hills.
Bingo ! Nous tombons sur un groupe de lions. Il y a même un jeune lionceau dans un arbre.
Après une bonne demi-heure en compagnie des lions, nous revenons sur nos pas et suivons la piste où les autres voitures étaient parties.
Arrivés sur place, près d'un acacia, le tas de véhicules arrêtés est encore plus grand que pour les lions. Pas de doute, ça ne peut être que pour un léopard.
Bingo !
Nous nous approchons de l'attroupement de voitures, mais nous n'arrivons pas à trouver le bon angle pour faire les photos. Remarquant notre matériel photographique qui dépasse de la portière (le 400mm F2.8 est un bazooka), les chauffeurs nous encouragent à nous placer entre eux et le léopard. C'est l’avantage d'avoir une voiture pas trop haute, nous ne dérangeons pas les touristes qui font des photos depuis le toit de leur véhicule avec des smartphones.
Du pur bonheur ... jusqu'à ce qu'un chauffeur décide de s’arrêter devant tout le monde. Nous sommes coincés et nous ne voyons plus rien. Bien sûr, c'est précisément à ce moment-là que le léopard décide de se retourner. L'action nous échappe.
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Il est temps pour nous de prendre la direction de Naabi Hill Gate. La piste principale, en direction du sud, ressemble à de la tôle ondulée ("corrugated" en anglais). Heureusement, les quelques arrêts pour observer les animaux permettent également de soulager notre dos en compote.
Messager sagittaire en chasse |
Famille d'autruches |
Nous arrivons à Naabi Hill Gate vers 13h30. C'est à la fois la porte de sortie du Serengeti et la porte d'entrée du Ngorongoro.
De chaque côté, il y a un immense parking rempli de voitures de safari. Nous ne voyons qu'un seul autre véhicule de location et il est en panne.
Deux mécaniciens sont couchés dessous pour tenter de la réparer. Il y a aussi des tables de pique-nique (prises d'assaut) et des petits magasins.
Les démarches administratives pour le Serengeti et pour le Ngorongoro se font dans le même bâtiment. Les bureaux sont bondés.
Nous faisons déjà les démarches de sortie du Serengeti puis allons trouver une table pour manger une salade de beans avec du corned beef.
Après le repas, nous grimpons au sommet du Naabi Hill Kopje pour apprécier la vue sur les Serengeti Plains.
Dans la file d'attente, devant le guichet délivrant les entrées au Ngorongoro Conservation Area,
nous sentons que les gens n'ont pas l'habitude de voir des blancs faire ces démarches.
Les tarifs sont les suivants :
Au guichet, le ranger est super sympa. Cette fois, il n'y a aucun problème pour réserver un Special Campsite. Nous prenons donc :
Nous ne prenons pas la marche guidée pour descendre dans l'Empakaai Crater. En revanche, nous payons la taxe Crater Service pour descendre dans le Ngorongoro Crater.
Toutes les réservations se paient par carte de crédit. Finalement, on nous délivre un "Entry Permit" qu'il faut présenter au passage de la barrière, entre les deux parkings.
Les démarches administratives sont terminées, mais il faut encore parcourir 18 kilomètres de piste "corrugated" pour atteindre la frontière physique du Ngorongoro Conservation Area. Deux lions et un chacal agrémentent ce trajet.
La frontière entre les deux parcs est marquée par un portail symbolique (il n'y a pas de bureau ici). Juste après avoir passé cette frontière, nous voyons des villages massaïs au bord de la piste. Les Massaï ont le droit d'habiter dans le Ngorongoro Conservation Area, mais pas à l'intérieur du cratère.
Nous arrivons en fin de journée à proximité du Ngorongoro Crater. La lumière est parfaite pour éclairer ce paysage grandiose.
Nous arrivons au Simba A Public Campsite. C'est un immense terrain, un peu en pente, situé au sommet du cratère. Il y a déjà beaucoup de tentes pour les safaris organisés. Mais, après quelques repérages, nous trouvons un emplacement avec une jolie vue sur l'intérieur du cratère.
Une fois que le soleil est couché, nous sentons que nous sommes en altitude (2320 m). Nous demandons au gardien s'il y a du bois pour faire le feu. Pour 10 US$, il nous apporte trois poutres qui devaient appartenir à une cabane. C'est à Michel de se retrousser les manches.
Ce soir, Dylan nous prépare les croque-monsieur maison au feu de bois.
Il y a du vent et il fait vraiment très froid. Nous sommes emmitouflés jusqu'au bout des doigts près du feu avec un bon thé chaud pour fêter l’anniversaire des jeunes.
Après la cérémonie des cadeaux, Dylan et Marine rejoignent leur tente pour bénéficier de la chaleur des sacs de couchage. Nous restons encore un peu au coin du feu pour siroter un Amarula.
En faisant sa ronde, un gardien armé passe près de nous pour voir si tout va bien. Nous lui proposons de s’asseoir près du feu et une grande discussion s’ensuit. Avant de partir, il nous conseille de ne pas descendre trop tôt dans le cratère. Lorsque nous lui demandons pourquoi, il nous répond simplement :
- You will see tomorrow morning !
OK, nous verrons bien. Finalement, nous regagnons aussi notre tente. Jusqu'à ce soir, nous trouvions nos sacs de couchage un peu trop chauds. Mais là, nous sommes contents de les avoir !
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